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EADS remporte un contrat de 40 Milliards de dollars avec l'US Air Force


Le choix de l'européen EADS pour la modernisation de la flotte d'avions ravitailleurs de l'armée de l'air américaine crée un choc à Washington


Le pentagone a décidé de jouer la carte de la mondialisation. L'européen EADS en sera le grand bénéficiaire, au grand dam de Boeing. Le département de la Défense, premier acheteur d'armement et de matériel aéronautique militaire du monde, a en effet octroyé à Northrop Grumman et EADS un contrat énorme de quelque 35 milliards de dollars. Il s'agit de fournir 179 avions de ravitaillement en vol à l'armée de l'air des États-Unis. Ces appareils seront dérivés d'Airbus A330, construits en partie à Toulouse, puis assemblés et «militarisés» dans l'Alabama. La US Air Force a préféré cette solution internationale, jugée plus compétitive et plus performante, à l'offre 100% américaine de Boeing, dérivée du B767.

C'est une victoire capitale pour EADS. Le contrat très disputé conforte la crédibilité internationale du groupe. Elle va surtout lui permettre de s'implanter plus profondément aux États-Unis, marché essentiel à son développement. Le californien Northrop Grumman est certes le maître d'œuvre, mais EADS réalisera plus de la moitié du travail. Les deux partenaires ont promis d'investir des centaines de millions de dollars dans une usine à Mobile. Les autorités locales s'en réjouissent : l'opération va y créer au moins 1300 emplois. La première de ces «citernes volantes», baptisées KC-45A, qui pourront aussi transporter du fret, doit entrer en service en 2013.

La décision du Pentagone a stupéfait Washington. Elle prouve la révolution culturelle décidée par le Pentagone. Les règles du jeu applicables au «complexe militaro-industriel» américain ont changé. Les géants de l'armement que sont Lockheed Martin, Boeing, Northrop Grumman, Raytheon et General Dynamics font certes déjà appel à des firmes étrangères pour collaborer sur certains contrats. Mais la taille du marché de remplacement des 540 avions ravitailleurs de l'aviation américaine pulvérise tout ce qui avait été jusqu'alors ouvert à une firme non américaine. Le contrat n'est en effet que la première de trois tranches dont le montant total peut dépasser 100 milliards de dollars sur trente ans.

Casser le monopole historique de Boeing
Pour Northrop Grumman, troisième fournisseur du Pentagone, la victoire sur Boeing est presque aussi belle que pour EADS. Ce n'est qu'en 2005 que Ronald Sugar, son patron, a osé rompre les rangs de son industrie pour s'associer avec l'européen dans le but de casser le monopole historique de Boeing sur le marché des avions ravitailleurs. La firme de Los Angeles, qui compte 122600 employés, marque ainsi son retour dans la production aéronautique militaire de masse, dominée aujourd'hui par Lockheed et Boeing. Northrop Grumman s'était plutôt distinguée ces dernières années dans la fabrication d'avions ou de navires et submersibles de très haute technologie, mais en petites quantités. Son bombardier furtif B2 par exemple, à la forme d'une aile de chauve-souris, vole depuis 1989. Seulement 21 exemplaires ont été produits à un prix unitaire de 1,2 milliard de dollars.

Pour Boeing, la perte du contrat est tout aussi grave qu'humiliante. C'est en fait la deuxième fois que le géant perd ce marché. La nouvelle va probablement dicter la fin de la production du B767. D'où les protestations des syndicats et des élus à Everett (État de Washington) et Wichita (Kansas) où se trouvent les sites concernés. On y dénonce la préférence accordée à des européens accusés d'être subventionnés par leurs pouvoirs publics. Dans quelques jours, l'Air Force expliquera à Boeing les raisons du rejet de son offre. La firme de Chicago décidera alors si elle peut saisir la Cour des comptes américaine (Government Accountibility Office, GAO) pour tenter de faire annuler le contrat. Déjà, au Congrès, certains élus parlent de créer une commission d'enquête.

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Rédigé par Rédaction @ lEuroMag magazine, le Lundi 3 Mars 2008 | Lu 4149 fois.
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