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Un héros devenu terne



Un héros de l'enfance...

Un héros devenu terne
Jackie Chan. Le héros normal (comme il aime tant à se décrire) fut pour beaucoup une icone de la jeunesse. En effet, cet acteur, au physique commun, à l'allure avenante, a de nombreuses années rythmé le cinéma d'arts martiaux et d'action. On se souvient de lui comme d'une pile éléctrique, un feu follet duquel tout pouvait arriver même l'impossible. Il était, en quelque sorte, une vision fantasmée du simple moi, capable de soulever des montagnes, affronter une dizaine d'ennemis après une poursuite en motos, une cascade entre deux immeubles, et une chute de plusieurs mètres. A l'image d'un personnage de dessin animé (qui existera réellement mais sans grande saveur), Jackie Chan était la représentation parfaite du héros que l'on sentait proche de soi, de par son charisme (enfantin dans les années 70-80, et toujours jovial par la suite) mais aussi inarretable que n'importe quel super-héros à cape. Un mélange habile entre l'apparente fragilité et l'esprit kamikaze qui l'habitait.

Un rêve éveillé

Co-fondateur (avec des Sammo Hung, Liu Chia Liang et autres Yuen Woo Ping) de la kung-fu comédie, il en deviendra l'étendard, le visage à travers le monde, égayant au départ les rats de vidéoclub, le bonhomme marchant bien plus en VHS qu'au cinéma. Impossible de ne pas s'émerveiller, lorsqu'on est avide de nouveauté en matière d'arts martiaux (rappelons que Jean Claude Van Damme était la seule figure reconnaissable en occident...) devant des oeuvres comme la Hyène Intrépide et le one-man-show de Jackie, des combats fabuleux de Hapkido entre lui et Whang Ing Sik dans la danse du lion. Mais au delà du cinéma d'arts martiaux traditionnel, Jackie Chan allait se trouver un style bien à lui dans les films urbains et ses propres réalisations des années 80. La scène des vélos dans le marin des mers de chine, la chute du clocher dans le même film, le final dantesque dans Police Story, l'hommage à Buster Keaton dans le marin des mers de chine 2, les poursuites en motos de Mister Dynamite et Opération Condor... Une liste longue pour autant de morceaux de bravoure et d'exception, qui allaient cristalliser Jackie Chan dans le coeur des fans.

Le début de la fin

Malheureusement, il semblerait que tout bonne chose ait une fin. Alors que le bondissant acteur enchaînait les divertissements de haute volée et propre à son style, il retente sa chance en Amérique (il l'avait tenté dans les années 80 pour un résultat catastrophique). A l'écran, les films ne sont guère plus convaincants qu'auparavant, mais le box-office dicte sa loi. L'âge aidant et voyant qu'il suffit de quelques gags et trois coups de pied en une heure trente pour rameuter les foules, Jackie Chan change sa vision de SON cinéma. Ainsi, après avoir fait les yeux doux aux USA avec Police Story 3, Jackie Chan dans le Bronx et Contre Attaque, qui s'avéraient cependant divertissants, l'ancien héros de notre jeunesse montre un nouveau visage, plus commercial, décidant de surfer sur la vague de son nouveau succès (sans effort) et de perpetrer les longs-métrages sur le même principe. Le virus l'empare et s'empare également de toute sa filmographie, autant asiatique qu'américaine, pour des résultats gentillets dans le meilleur des cas.

Passage à vide

Alors, bien entendu, les classiques resteront et on peut toujours se les passer en boucle. Mais difficile, après dix ans d'une nouvelle carrière, de ne pas se sentir mélancolique devant cette tournure qui donne l'impression la dernière. Alors qu'on pensait poindre un espoir avec New Police Story, Rush Hour 3 sort deux ans plus tard, comme pour confirmer. On peut toujours espérer que l'acteur boucle la boucle une bonne fois (ce Rush Hour 3 pourrait être un adieu à la comédie-tout-public-facile), mais ce fantastique héros, capable de l'impossible, donne l'impression maintenant, avec la maturité des adultes que nous sommes devenus, de n'être plus qu'un businessman jouant de sa propre image, qu'il singe, à défaut de lui arriver à la hauteur. Devenu l'ombre de lui-même, le héros fambloyant est devenur terne.

Et maintenant...?

La flamme peut-elle encore se raviver. Au fil des années, nombre de fans croyant dur comme fer que l'évènement pouvait arriver se sont ravisés. Et pour cause. On pouvait critiquer l'acteur-réalisateur-chorégraphe-chanteur-producteur-scénariste pour son style si particulier, mais encore en avait-il un. Maintenant, l'ancienne icone du cinéma d'action est devenu celle des comédies rapidement oubliées. Néanmoins, en choisissant des rôles plus intéressants, l'acteur pourrait au moins partir avec les honneurs, un second rôle solide ou bien, comme il le disait déjà 20 ans auparavant, de se consacrer uniquement à la réalisation, décision qui avait donné un second souffle à certains, comme Clint Eastwood pour les connus.

Rédigé par pascal.ripouteau@orange.fr, le Dimanche 26 Octobre 2008 et lu 3546 fois.

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